Affiche de la journée d'étude :

trahison

Présentation de la journée d'étude

Cette journée d’étude propose d’interroger, dans une perspective diachronique et interdisciplinaire, les multiples formes qu’ont prises fidélité et trahison du XIVᵉ au XXIᵉ siècle. De la loyauté féodale fondée sur le serment aux conflits de fidélités propres aux États modernes et contemporains, il s’agira d’analyser la manière dont les acteurs – princes, sujets, militaires, religieux, conjoints, citoyens – ont négocié, justifié ou subi cette tension constitutive du politique.

La fidélité apparaît historiquement comme une relation conditionnelle, inscrite dans des systèmes d’obligations réciproques entre individus et institutions. Sa rupture, loin de relever exclusivement de la déviance morale, peut être interprétée comme une forme de contestation politique, notamment lorsque le pouvoir excède les limites qui fondent sa légitimité. Inversement, l’accusation de trahison s’impose comme un instrument central de stigmatisation, d’exclusion et de délégitimation, participant à la construction de l’ennemi intérieur et à la définition des frontières du corps politique.

En croisant les approches de l’histoire, de la science politique, du droit, de la sociologie et de la philologie, cette journée entend montrer que fidélité et trahison constituent des catégories dynamiques, révélatrices des transformations des régimes politiques, des formes d’autorité et des modes d’appartenance collective. À travers l’étude des discours, des pratiques et des figures du traître ou du fidèle, il s’agira de mieux comprendre comment ces notions structurent les relations de pouvoir et les imaginaires politiques sur le long terme.

 

Axes de réflexion

Les communications pourront s’inscrire notamment dans les axes suivants :

  • Fidélité à une communauté et exclusion politique 

  • Figures du traître : entre stigmatisation et relectures historiques 

  • Trahison et transformations des régimes politiques 
  • Guerre, trahisons et loyautés politiques 

Informations pratiques

  • Date : 22 octobre 2026

  • Lieu : Université de Lille

  • Langues de communication : français

  • Soumission des propositions :

    • Courte biographie

    • Titre et résumé (2 000 à 3 000 signes)
    • Date limite : 8 mars 2026

Comité d’organisation :

  • Mauréna Benteboula, doctorante en histoire médiévale (Université de Lille – HARTIS)
  • Élodie Lecuppre-Desjardin, professeur des universités (Université de Lille – HARTIS)
  • Valentin Fontana, doctorant en histoire moderne (Université de Lille – HARTIS)
  • Louis Fortemps, docteur en histoire contemporaine (Université de Luxembourg – C2DH)
  • Hervé Leuwers, professeur des universités (Université de Lille – HARTIS)
  • Fabio Ventorino, doctorant en histoire médiévale (Université de Liège – Transition)

Comité scientifique

  • Stanislas de Chabalier, docteur en histoire moderne (Université de Lille – HARTIS)
  • Alain Marchandisse, maître de recherches (FNRS & Fonds assoc.)
  • Matthieu de Oliveira, professeur des universités (Université de Lille – HARTIS)
  • Thomas Ruckebusch, doctorant en histoire contemporaine (Université de Lille – HARTIS)
  • Jordy Saillier, doctorant en histoire médiévale (Université de Lille – HARTIS)
  • Mélanie Traversier, professeure des universités (Université de Lille – HARTIS)
  • Mathieu Vivas, maître de conférences (Université de Lille – HARTIS)
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